Il était une fois, une BMW,
Qui, au beau milieu de mai,
À l’ombre d’un tilleul se reposait,
Bien garée.
La propriétaire de la belle Allemande,
Oyant une sarabande,
Nous appela ainsi
Au milieu du bruit :
« He ! Bonjour, vous qui êtes si SAGEs,
Pourriez-vous, s’il vous plaît, faire cesser ce ramage ?
Si vous êtes bien,
Des abeilles les médecins,
Venez vite chez moi cueillir ce bel essaim.
Sans tarder, venez, venez vite chez moi,
Et menez loin d’ici ces gentils hôtes des bois ! »

« Ma foi, oui ! » répond Jacques.
« Une belle journée, et je n’ai point de temps.
Je peux donc bien venir jusques à Flammerans ! »
Arrivé à pied d’œuvre, voici notre bon Jacques
Qui, d’apiculteur en mécano,
Attrape ses outils pour démonter l’auto…
« Commençons tout de go
Par regarder
Ce qui se trame
Sous ce capot !

Oh, oh, oh !!!
Dites-moi les abeilles, que faites-vous donc là ?
Aimez-vous les Allemandes
Au point de venir les envahir en bande ?
Pensez-vous y trouver votre espace vital ?
Auriez-vous découvert un logis idéal ?
Vous avez confondu filtre de papier
Et cadre de ruche bien ciré !

Ici vous installer,
N’est pas bien inspiré.
Moi, je vais de ce pas
Vous faire emménager
Dans une toute mignonne
Maisonnette de bois. »
Il dit, et à grand renfort de fumée,
Il force les avettes
À vite déménager
Au dedans d’une ruchette.
Ce n’est que bien plus tard,
Que vers Dijon, Jean-Louis,
Mène en catimini,
Les cueilleuses de nectar.
Ainsi se termina de façon débonnaire,
L’histoire des abeilles qui ne manquaient pas d’air !
Moralité (sous la forme d’un envoi) :
« Reine et Princesses,
Soyez bien inspirées.
Même si vous êtes malignes et bien organisées,
Préférez, je vous prie, des logis adaptés ! »
Philippe de la Fontaine d’Ouche & Jacques
À l’œuvre on connaît l’artisan.
Merci à Jean, notre maître mouchier, merveilleux amoureux de la nature, qui avait déjà dénoncé il y a 350 ans la prédation des frelons : cf. les Frelons et les Mouches à miel.