20 Mai, Que faites vous en cette journée mondiale des Abeilles ?

Et oui, c’est la 5é journée mondiale des abeilles  !
Insectes indispensables pour la préservation des écosystèmes, mais menacés par les activités humaines.

Qu’avez vous prévu pour aider cet insecte tellement utile ?

Nous, on va rendre une petite visite au rucher situé en plein centre ville de Dijon.
les abeilles vont très bien, la réserve d’eau est au rendez vous


Photos d’ensemble avec les ruches ouvertes + belle inauguration tout bientôt !

et ce soir, ce sera un transfert pour la ruche d’un de nos nouveaux adhérents . Bienvenue à Khalid !

Et vous ?
Que faites vous ???

allez, on vous donne un bon tuyau pour les abeilles et la biodiversité :
Adhérer à une sympathique association d’apiculteurs citadins.

Rien de plus simple , il suffit de remplir ce bulletin et vous rejoindrez notre équipe de passionnés

Tout plein d’activités sont prévues, demain par exemple :  on continue les initiations, nous allons refaire un atelier participatif cadres & cire
dans une ambiance bien sympa, le café, le thé et les patisseries sont aussi de la partie !

à bientôt les ami-e-s

Visite d’un nouveau rucher

Chuuut , il n’est pas encore officiellement inauguré !
L’équipe en charge d’entretenir les abeilles a été voir si tout se passe bien en attendant le « grand jour »

on peut déjà vous dire que les abeilles sont en super forme , super + même :  récit en images

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Grand merci à notre Apiculteur – fournisseur d’abeilles locales « made in Jura – Ain » , nous sommes fiers de ton travail

La Main du Diable !

La saison des essaims bat son plein et, notre groupe sort souvent pour rendre service aux particuliers ainsi qu’aux collectivités  bien embêté-e-s avec ces colonies venues squatter là ou personne ne les attend.

Ici, nous avions envie de partager avec vous cette belle image que Christophe appelle La main du Diable !

« Isabeille » a fièrement mis  cette colonie dans la ruche de Stéphane !

Parfois, nos protégées choisissent de drôles d’endroits, là c’est une borne à incendie.

Il faut remercier les  services techniques de Marsannay qui ont placé des barrières en attendant que Laurent apporte une ruche toute prête .

Autre cas, cette fois avec Francis, notre spécialiste des situations exceptionnelles,  un bel essaim tout près de nombreuses fenêtres.

Plutôt que d’essayer d’attraper la grappe au risque que les abeilles s’envolent un peu et effraient les très nombreux habitants, Francis a choisi la solution ascenseur privé  🙂

en 20 minutes, elles ont trouvé le lieu à leur goût et choisi d’aller y habiter

il y a encore plein d’autres  histoires amusantes comme celles ci à raconter et 1000 autres situations vont se présenter .

Amis lecteurs : venez partager notre passion des abeilles … Cliquez ici. pour nous rejoindre 
l’adhésion annuelle est fixée à 15 €, toutes nos activités sont gratuites
on prête le matériel et les tenues…    C’est ça le VRAI esprit loi de 1901

 

Essaim de Pâques !

En ce lundi de Pâques, Appel à notre numéro S.O.S. Essaims : beaucoup d’abeilles dans un massif en pleine ville.

Jean François se rend aussitôt sur place et nous dit que c’est bien un essaim qui vient de se constituer, accroché à une petite branche basse. Il sera facile de l’attraper.
Isabelle le suit avec une ruchette toute prête,  voici l’opération en 2 images :

Couper délicatement la petite branche, secouer vigoureusement au dessus de la ruchette et voici le résultat
il ne reste plus qu’à regarder le ballet des abeilles qui rentrent…

et même en vidéo :

Nous avons mis un drap blanc afin
que vous puissiez voir le cheminement
des abeilles qui rentrent doucement

 

Une vingtaine de minutes après,
voici la majeure partie de la colonie
bien rentrée.

Comme nous sommes de apiculteurs respectueux, nous attendrons que toutes les abeilles soient rentrées pour partir avec.

A la tombée de nuit,  voici la petite ruche bien installée dans un rucher.

D’ici quelques jours, nous les déplacerons dans la ruche jaune préparée rien que pour elles !

A quoi pensent les abeilles ?

C’est le titre de l’émission « La terre au carré » diffusée le 14 Avril  2022

Avez-vous déjà observé une abeille ? De près, avec attention, sans la perturber ? Vous vous êtes alors peut-être demandé ce qu’il se passait dans sa tête. A-t-elle eu peur ? Vous a-t-elle seulement remarqué ? Voici toutes les questions que pose notre invité Mathieu Lihoreau dans son livre
Au moins 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées sur la planète dont environ 1 000 en France. © Getty / Frédéric Collin
Ici, l’émission de France Inter (nous avons retiré les chansons afin de respecter les droits d’auteur) :
Et soudain, vous voilà dans la tête d’une abeille… Comme nous, les insectes ont un cerveau. Mais, à la différence du nôtre, il est minuscule. À quoi donc peut-il servir ? Les insectes sont-ils doués d’intelligence ? Ont-ils une conscience ? Un sens créatif ? Ressentent-ils des émotions ? À travers mille découvertes, anecdotes et réflexions sur les abeilles et les insectes en général. Bouleversant ce que nous pensions à leur sujet, ce livre incite au respect de l’infiniment petit, qui n’a de petit que sa taille !Depuis plus d’un siècle maintenant, les recherches sur le comportement et le cerveau des abeilles ont permis de révéler un répertoire cognitif étonnamment riche et jusque-là insoupçonné chez les insectes. Les abeilles sont des créatures miniatures fascinantes, avec des capacités tout à fait étonnantes. C’est l’objet du livre « A quoi pensent les abeilles » de Mathieu Lihoreau, chercheur éthologue au CNRS, spécialisé dans l’étude de l’intelligence des insectes et qui dirige à Toulouse une équipe qui explore les capacités des insectes à s’orienter dans le paysage. Il nous aide à regarder droit dans les yeux des abeilles tant il révèle les capacités cognitives fascinantes de ces créatures miniatures.

📖 LIRE – « À quoi pensent les abeilles ? » (Humensciences) et de « Mondes Animaux » (Avril 2022 Editions Gallimard)

Combien d’espèces d’abeilles existe-t-il ?

En plus de l’abeille mellifère sur laquelle on se focalise souvent, puisque c’est cette espèce qui est domestiquée et que l’on observe depuis des millénaires, l’éthologue commence par rappeler qu’il existe « 20 000 espèces d’abeilles que l’on a décrites sur Terre dont une centaine en France. La majorité sont des espèces solitaires ».

Une intelligence collective

Ces animaux ont un petit cerveau et sont capables d’apprendre des choses, de prendre des décisions individuellement qui assurent le bien de toutes. Mathieu Lihoreau nous apprend que « ce sont des groupes extrêmement intégrés, avec une communication très sophistiquée, tant elles prennent des décisions de manière collective, ne serait-ce que pour aller chercher de la nourriture, elles recrutent d’autres abeilles pour aller choisir les meilleures sources de nourriture ou les meilleurs sites de nidification ».

Au début de leur développement, chaque abeille fait son baptême de l’air. Quand les jeunes abeilles sortent pour la première fois de leur nid, elles doivent apprendre à se repérer pour pouvoir revenir facilement après avoir butiné. L’éthologue parle même de « vols d’apprentissage. Ce sont les premiers vols dans la vie des abeilles. Une abeille domestique vit environ deux semaines en tant qu’adulte dans la ruche avant de potentiellement sortir ! Et durant ces premiers vols, elle fait de la reconnaissance.

« Pour apprendre à reconnaître l’espace autour de la ruche, les abeilles effectuent des vols en zig zag tout autour. Elles cartographient leur environnement »

Sachant que l’abeille domestique ne s’aventure jamais au delà de 10 km, en fonction de la présence proche ou lointaine de sources de nourriture. De plus, les abeilles ont un troisième œil au-dessus de la tête qui leur permet d’avoir accès à la lumière polarisée. Elles connaissent en permanence la position du soleil, le compas permanent qui leur permet de naviguer ».

À chacune son rythme !

Les recherches éthologiques attestent d’une variabilité dans les comportements des abeilles de la ruche, elles s’adaptent les unes aux autres (comme les fourmis) : « il y a des butineuses qui font 50 % du travail de la ruche, alors que d’autres ne sortent quasiment jamais, ou ne ramènent rien quand elles sortent ».

Toutes les abeilles produisent du miel. Mathieu Lihoreau s’arrête brièvement sur les quantités de miel qu’elles produisent pour subvenir à leurs besoins. Si on prend l’abeille mellifère, domestique, « celle-ci produit d’énormes quantités de miel pour passer l’hiver. Ce sont des colonies qui peuvent durer plusieurs années. L’hiver, il fait tellement froid qu’elles ne peuvent pas sortir à l’extérieur pour aller butiner donc, elles se nourrissent des stocks de miel qu’elles ont fait pendant l’année.

Quand les apiculteurs en prélèvent, ils en laissent toujours assez à la colonie pour survivre

Les abeilles toujours autant en danger

La fragilité des abeilles n’a pas évolué en mieux… Ces insectes sont ultra affectés par la crise de la biodiversité, au point que certaines zones géographiques en sont même dépourvues aujourd’hui. De nombreuses colonies domestiquées s’effondrent tous les ans, avant et pendant l’hiver. L’éthologue affirme ne pas pouvoir imaginer ce qui l’en est pour les toutes les autres espèces d’abeille sauvages livrées à elles-mêmes : « on ne peut qu’imaginer les conséquences sur les espèces sauvages essentielles puisqu’elles pollinisent des espèces de plantes qui ne sont pas pollinisées par les abeilles domestiques.

La disparition des abeilles fragilise l’ensemble des écosystèmes naturels. On peut s’imaginer qu’une certaine chaîne alimentaire s’effondre totalement.

Atelier cadres à Fontaine d’Ouche

Pour terminer les séances d’initiation de la saison, les adhérents étaient cette fois
invités à TRAVAILLER

Maurice, organisateur de l’événement avait imaginé cette session sous forme d’atelier en continu

Nos 3 animateurs ont accueilli les adhérents tout l’après midi

On commence par le tout début : Placer le fil d’inox .

pas facile et long, il savoir le faire  même si c’est bien plus pratique d’acheter les cadres déjà filés

ici, Gaëlle manipule la roulette zig zag afin de bien tendre les fils.

Résultat impeccable

Belle activité tout l’après midi et Grande surprise de constater que l’apiculture citadine se féminise très fort !

Gros plan sur une des dernières étapes :
Faire chauffer le fil d’inox après avoir posé le cadre sur un gabarit parfaitement découpé par Maurice

Dernière étape : bien  souder la feuille ce cire en replissant la rainure à l’aide d’une burette

voici une partie de l’équipe en plein travail encadrés par Jean Paul  et Maurice

 

 

 

Des briques pour protéger les abeilles ?

A travers une loi d’urbanisme, nos voisins Anglais souhaitent offrir un habitat pérenne aux abeilles sauvages présentes en ville.
l’idée est de faire en sorte que tout nouvelle construction de plus de 5 m de haut intègre plusieurs briques « hotel à insectes »

 

 

 

 


le sujet fait débat car certains scientifiques pensent que ces briques seront colonisés par des acariens porteurs de maladies, d’autres disent que ça vaut la peine d’essayer  car  ces abeilles solitaires qui représentent 93% des espèces pollinisatrices en ne trouvent plus à se loger en ville .

en effet, il n’y a presque plus d’abris en bois, de vielles constructions avec fissures ou interstices dans lesquelles ces insectes peuvent nicher.

Pour cela, l’entreprise Green&Blue a remporté le prix de l’innovation de la Soil Association en 2014 et commence à vendre ces briques un peu partout et ça semble intéresser les insectes !

Amis lecteurs, si vous connaissez un magasin qui commercialise cela en France, on veut bien essayer et, promis on vous fera des reportages comme ceux ci :

 

 

 

Première initiation en salle pour la saison 2021-2022

Mardi 14 Décembre, Premier jour du retour de nos Initiations tant attendues .

Pour respecter les consignes sanitaires :
– Une grande pièce, de grandes tables, tout le monde à distance
– et il y en a même qui se sont confortablement installés dans un canapé . C’est aussi ça l’ambiance de notre asso !

Alicia, Brigitte, Isabelle, Maya, Nicole, Christian, François, Jean-Claude, Jean-François, Jean-Paul, Jean-Pierre, Khalid, Laurent, Michel, Mathieu, Stéphane ….  s’étaient inscrits.

19H15, tous sont très studieux, car nous leur avons distribué un support de 17 pages !

Programme de la soirée :
– Présentation de tout ce que notre association propose, alors là, on entend pas une mouche voler ..  (pas d’abeille non plus ) car personne ne s’attendait à ce que l’association SAGE ait une telle palette d’activités.

– Petite pause jus de fruits bio .

– Découverte du fabuleux insecte qui était sur terre quelques millions d’année avant nous : l’Abeille

Philippe, l’animateur de la soirée ne s’attendait pas à ce que plusieurs participant soient aussi calés.
Deux questions sont un peu restées en suspens et c’est Jean Paul qui a été rechercher dans la littérature.
Ce matin, les réponses* étaient dans la boite mail  !

Toutes les explications, les questions et les échanges entre participants nous ont fait dépasser l’horaire prévu.
Maya, la benjamine de ce groupe a été obligée de nous quitter sans avoir tout entendu car mercredi 8h, c’est école …

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir à cette première séance, rien n’est perdu car on va la refaire
Pour celles et ceux qui attendent avec impatience la suite, le planning commence à se remplir, vous pouvez le consulter ici , on ajoute les dates au fur et à mesure …

En attendant, on continue à bien s’occuper de nos abeilles….

 

* Les deux questions :
Quels sont les animaux qui mangent les abeilles dans nos régions  ?
les lézards gris ou verts, les fourmis, les araignées mangent les abeilles mortes ou à terre..
le guêpier, l’hirondelle, la mésange, le pivert, le frelon européen , le frelon asiatique ainsi que le nouveau frelon oriental prennent les abeilles en vol
Quels sont les autres pollinisateurs ?
Les insectes pollinisateurs appartiennent principalement à 4 grands ordres :
  • Les lépidoptères : ce sont les papillons. En France, on compte 5200 espèces de papillons, la plupart d’entre elles (1950) étant, contre toute attente, des espèces nocturnes. Les papillons de nuit et les papillons de jour se nourrissent généralement du nectar des fleurs.
  • Les hyménoptères : ce vaste ordre (8000 espèces en France) regroupe de nombreux pollinisateurs comme les abeilles (abeilles domestiques mais également abeilles sauvages: on les oublie souvent, mais ces dernières jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes), les guêpes, les bourdons, ou encore, de manière plus inattendue, les fourmis.
  • Les diptères : les mouches, mais aussi les syrphes et les bombyles font partie de cet ordre qui compte 8000 espèces en France. Ces insectes se nourrissent de pollen et de nectar. Souvent de petite taille, ils pollinisent les petites fleurs, délaissées par les insectes de plus grande taille qui sont attirés par des fleurs plus imposantes.
  • Les coléoptères : ce sont tous les insectes « à carapace », type scarabées, gendarmes ou coccinelles. Parmi les 10.000 espèces de cet ordre, certaines vivent sur les fleurs, qu’elles pollinisent éventuellement, mais avec relativement peu d’efficacité. Ces insectes gourmands consomment en effet les étamines et le pollen et ne rendent donc pas forcément beaucoup service à la plante. Parmi les coléoptères pollinisateurs, citons la cétoine dorée (dont la larve est très fréquente dans les bacs à compost), mais aussi la trichie commune ou encore l’oedemere noble, que l’on aperçoit très souvent sur les fleurs.