Première initiation en salle pour la saison 2021-2022

Mardi 14 Décembre, Premier jour du retour de nos Initiations tant attendues .

Pour respecter les consignes sanitaires :
– Une grande pièce, de grandes tables, tout le monde à distance
– et il y en a même qui se sont confortablement installés dans un canapé . C’est aussi ça l’ambiance de notre asso !

Alicia, Brigitte, Isabelle, Maya, Nicole, Christian, François, Jean-Claude, Jean-François, Jean-Paul, Jean-Pierre, Khalid, Laurent, Michel, Mathieu, Stéphane ….  s’étaient inscrits.

19H15, tous sont très studieux, car nous leur avons distribué un support de 17 pages !

Programme de la soirée :
– Présentation de tout ce que notre association propose, alors là, on entend pas une mouche voler ..  (pas d’abeille non plus ) car personne ne s’attendait à ce que l’association SAGE ait une telle palette d’activités.

– Petite pause jus de fruits bio .

– Découverte du fabuleux insecte qui était sur terre quelques millions d’année avant nous : l’Abeille

Philippe, l’animateur de la soirée ne s’attendait pas à ce que plusieurs participant soient aussi calés.
Deux questions sont un peu restées en suspens et c’est Jean Paul qui a été rechercher dans la littérature.
Ce matin, les réponses* étaient dans la boite mail  !

Toutes les explications, les questions et les échanges entre participants nous ont fait dépasser l’horaire prévu.
Maya, la benjamine de ce groupe a été obligée de nous quitter sans avoir tout entendu car mercredi 8h, c’est école …

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir à cette première séance, rien n’est perdu car on va la refaire
Pour celles et ceux qui attendent avec impatience la suite, le planning commence à se remplir, vous pouvez le consulter ici , on ajoute les dates au fur et à mesure …

En attendant, on continue à bien s’occuper de nos abeilles….

 

* Les deux questions :
Quels sont les animaux qui mangent les abeilles dans nos régions  ?
les lézards gris ou verts, les fourmis, les araignées mangent les abeilles mortes ou à terre..
le guêpier, l’hirondelle, la mésange, le pivert, le frelon européen , le frelon asiatique ainsi que le nouveau frelon oriental prennent les abeilles en vol
Quels sont les autres pollinisateurs ?
Les insectes pollinisateurs appartiennent principalement à 4 grands ordres :
  • Les lépidoptères : ce sont les papillons. En France, on compte 5200 espèces de papillons, la plupart d’entre elles (1950) étant, contre toute attente, des espèces nocturnes. Les papillons de nuit et les papillons de jour se nourrissent généralement du nectar des fleurs.
  • Les hyménoptères : ce vaste ordre (8000 espèces en France) regroupe de nombreux pollinisateurs comme les abeilles (abeilles domestiques mais également abeilles sauvages: on les oublie souvent, mais ces dernières jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes), les guêpes, les bourdons, ou encore, de manière plus inattendue, les fourmis.
  • Les diptères : les mouches, mais aussi les syrphes et les bombyles font partie de cet ordre qui compte 8000 espèces en France. Ces insectes se nourrissent de pollen et de nectar. Souvent de petite taille, ils pollinisent les petites fleurs, délaissées par les insectes de plus grande taille qui sont attirés par des fleurs plus imposantes.
  • Les coléoptères : ce sont tous les insectes « à carapace », type scarabées, gendarmes ou coccinelles. Parmi les 10.000 espèces de cet ordre, certaines vivent sur les fleurs, qu’elles pollinisent éventuellement, mais avec relativement peu d’efficacité. Ces insectes gourmands consomment en effet les étamines et le pollen et ne rendent donc pas forcément beaucoup service à la plante. Parmi les coléoptères pollinisateurs, citons la cétoine dorée (dont la larve est très fréquente dans les bacs à compost), mais aussi la trichie commune ou encore l’oedemere noble, que l’on aperçoit très souvent sur les fleurs.

Découverte de l’apiculture citadine à la M.R.I de Dijon

En ce mardi 7 Décembre et par un temps bien gris sur Dijon, nous sommes allés à la rencontre des entreprises situées à la M.R.I :

Ruche, cadres , cires, tenues,  matériel d’apiculture ainsi qu’un film expliquant nos activités étaient prêts dans le grand Hall…

Nous avons eu la grande chance de trouver plusieurs salariés intéressés et même un d’entre eux qui a déjà fait un stage chez une apicultrice « bio » …

 

comme on dit : « ç’est une autre histoire » , celle d’une passionnée d’abeilles qui a mis la barre très haut .
Nous irons un jour à sa rencontre et vous ferons partager ses convictions.

5 décembre 2021 bien triste


5 décembre 2021, triste nouvelle :
le pionnier de l’agroécologie  est parti   !

« Ce que je voudrais, c’est qu’on connecte profondément avec la réalité à laquelle nous devons la vie. Si on ne fait pas cette connexion, nous disparaîtrons comme n’importe quelle espèce qui a disparu de cette planète. »

Celles et ceux qui ont eu la chance d’assister à ses conférences se rappellent de la simplicité avec laquelle les choses sont énoncées.

Prendre le temps de respecter la nature, le vivant.
Tellement vrai dans ce monde en proie à
l’immédiate consommation frénétique.

Voici quelques émissions de France Inter à réécouter avec la plus grande attention.

« Boomerang » avec Augustin Trapenard (29 min)

CO2 mon amour Denis Cheissoux (55 min)     « Pierre Rabhi au fil de sa vie »

Interview Léa Salamé ( 8 min) :
« On est en train de détruire la Terre mais on ne tombe pas amoureux d’un Produit national brut »

L’Intelligence des abeilles

C’est le titre de l’émission « La terre au carré » diffusée le 13 novembre 2020

Aurore Waragues-Weber est chercheuse au CNRS et spécialiste du comportement animalier.

« Intriguée depuis l’adolescence par la question du niveau de conscience et de compréhension du monde des animaux, j’ai naturellement souhaité m’orienter vers l’éthologie cognitive, c’est-à dire l’étude de l’« intelligence » animale. Autant dire que je n’ai pas spontanément cherché à étudier un insecte ! C’est le hasard qui m’a amenée à passer quelques semaines à travailler avec le professeur Martin Giurfa, futur directeur de mon doctorat, à Toulouse, sur l’apprentissage des couleurs par les abeilles. J’ai découvert avec étonnement que ces insectes pouvaient apprendre et qu’ils montraient même des personnalités différentes ! Par la suite, je me suis passionnée pour cet animal fascinant aux comportements riches et complexes. Mes recherches ont participé à montrer par exemple, que les abeilles, malgré leur cerveau miniature, sont capables de comprendre des concepts mathématiques simples (zéro – addition/ soustraction) ou encore d’apprendre de leurs congénères en observant leur comportement. Un de mes projets pour l’avenir serait de comprendre les mécanismes neurobiologiques permettant à leur petit cerveau d’atteindre de tels niveaux de performance. »
Ici, l’émission de France Inter (nous avons retiré les chansons afin de respecter les droits d’auteur) :

Une intelligence collective

Ces animaux ont un petit cerveau et sont capables d’apprendre des choses, de prendre des décisions individuellement qui assurent le bien de toutes. Mathieu Lihoreau nous apprend que « ce sont des groupes extrêmement intégrés, avec une communication très sophistiquée, tant elles prennent des décisions de manière collective, ne serait-ce que pour aller chercher de la nourriture, elles recrutent d’autres abeilles pour aller choisir les meilleures sources de nourriture ou les meilleurs sites de nidification ».

Au début de leur développement, chaque abeille fait son baptême de l’air. Quand les jeunes abeilles sortent pour la première fois de leur nid, elles doivent apprendre à se repérer pour pouvoir revenir facilement après avoir butiné. L’éthologue parle même de « vols d’apprentissage. Ce sont les premiers vols dans la vie des abeilles. Une abeille domestique vit environ deux semaines en tant qu’adulte dans la ruche avant de potentiellement sortir ! Et durant ces premiers vols, elle fait de la reconnaissance.

« Pour apprendre à reconnaître l’espace autour de la ruche, les abeilles effectuent des vols en zig zag tout autour. Elles cartographient leur environnement »

Sachant que l’abeille domestique ne s’aventure jamais au delà de 10 km, en fonction de la présence proche ou lointaine de sources de nourriture. De plus, les abeilles ont un troisième œil au-dessus de la tête qui leur permet d’avoir accès à la lumière polarisée. Elles connaissent en permanence la position du soleil, le compas permanent qui leur permet de naviguer ».

 

Les abeilles toujours autant en danger

La fragilité des abeilles n’a pas évolué en mieux… Ces insectes sont ultra affectés par la crise de la biodiversité, au point que certaines zones géographiques en sont même dépourvues aujourd’hui. De nombreuses colonies domestiquées s’effondrent tous les ans, avant et pendant l’hiver. L’éthologue affirme ne pas pouvoir imaginer ce qui l’en est pour les toutes les autres espèces d’abeille sauvages livrées à elles-mêmes : « on ne peut qu’imaginer les conséquences sur les espèces sauvages essentielles puisqu’elles pollinisent des espèces de plantes qui ne sont pas pollinisées par les abeilles domestiques.

La disparition des abeilles fragilise l’ensemble des écosystèmes naturels.

On peut s’imaginer qu’une certaine chaîne alimentaire s’effondre totalement.

DEUX nids de Frelon asiatique détruits !

Jean Baptiste, un apiculteur dijonnais  nous raconte ses aventures avec
le Frelon asiatique en ce mois d’octobre : 

Lundi 11 octobre, un ami me signale du FA sur Dijon.

Je vais voir les ruches aux jardins partagés, il y en a qui rodent autour, je cherche un peu et ne trouve pas le nid.

Je préviens les jardiniers présents, leur demande de m’appeler si ils arrivent à le voir.
La méthode est fructueuse : Dimanche 17, une jardinière me montre l’emplacement.

Lundi 18, Un ami désinsectiseur prête le matériel nécessaire pour le détruire (combinaison, lance, poudre). Je monte dans l’arbre le poudrer !

(note du Webmaster : Ne montez pas dans un arbre à 7m de haut pour faire cela si vous n’avez pas l’équipement complet et une certaine expérience !) 


Mercredi, le premier nid est mort,  mais il il y a toujours des Frelons Asiatiques  devant les ruches.

C’est reparti pour un tour de vélo dans le quartier!  et, vers 17h30 je tombe sur un gros nid, très haut, dans un arbre du foyer Abrioux.

Je vais donc prévenir le foyer de la présence des indésirables et appelle l’association SAGE qui relaie cela tout de suite à GDSA et PC-ON

Le jeudi matin, 9h15, ON-Dijon, puis 10h30, les pompiers, m’appellent pour avoir des informations.
Le nid n’étant pas sur la voie publique, l’ordre doit venir du responsable du terrain.

Je retourne au foyer, la directrice appelle le gestionnaire des terrains à la SPLAAD (Grand-Dijon), l’accord est rapidement obtenu pour la destruction du nid et le paiement de l’éventuelle facture.

Je rappelle les pompiers en fin de matinée et ils viennent le détruire vers 16h.

Beaucoup d’intervenants, mais au final, une coordination efficace.

Les photos ont été prises par un voisin,  au final , voici 2 nids détruits.

 

Amis lecteurs, levez le nez il nous reste quelques semaines pour détruire cet envahisseur  car à cette saison, les fondatrices fécondées vont aller hiberner sous terre ou, dans un mur de maison puis, constitueront autant de nids nouveaux l’an prochain !

Frelon Asiatique à Chenôve ce 24 Octobre

Dimanche, nous allons faire des provisions auprès des courageux vendeurs de fruits et légumes sur le marché de Chenôve.
Ce matin,  rencontre pas cool du tout :   le Frelon Asiatique  certainement venu chercher un peu de sucre sur les fruits ( ou alors de la cellulose comme nous l’écrit Didier Marc qui voit le frelon grignoter les feuilles de ses vignes)
Amis Cheneveliers, Pataras, Dijonnais … etc … levez la tête , il y a des nids en haut des arbres , signalez les nous très vite car à cette saison les femelles fécondées ne vont pas tarder à se cacher sous terre pour passer l’hiver et revenir en grand nombre en 2022.

Abeilles, Adhérents, Apéro ….

A A A oui  !  Belle soirée bien sympathique en ce 16 Octobre 2021 sur une idée toute simple :

Permettre à tous les adhérents des associations  « Des Abeilles en ville » et « Sauvegarde des Abeilles Gardiennes de l’Environnement » de se rencontrer enfin !

Réservation d’une grande salle:  Laetitia, Hervé, Philippe.  Achat des boissons : Brigitte. Préparation de la salle : Christine, Delphine, Michèle ….. ça fait un peu générique de cinéma et c’était très bien organisé.

Grande table avec du salé , Grande table avec du sucré … Tout était prêt
pour accueillir les adhérents ainsi que leurs familles !

Avant d’atteindre toutes ces réjouissances, il fallait passer par la case Gel puis, montrer son code à Maurice qui s’était équipé de l’application, de la liste des adhérents afin de scrupuleusement filtrer les entrées.
Le côté boissons était lui aussi bien fourni, il y en avait pour tous les goûts et aussi du local avec cette étiquette :
 » jus de pommes bio pressé cet après midi pour l’occasion »   

 

40 Adhérents et leurs familles ont pu aller de groupe en groupe à la découverte

– de vrais apiculteurs chevronnés
– d’anciens adhérents passionnés
– de nouveaux adhérents étonnés
– d’accompagnateurs affamés

et même d’enfants venus dessiner !

 

 

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Mauvaise nouvelle : Le frelon ORIENTAL en France !

Le Frelon oriental vient d’être repéré pour la première fois en France

On connaissait l’existence de ce redoutable prédateur (d’abeilles et autres insectes).

On se croyait  à l’abri car il n’a encore jamais été  détecté en France
Mauvaise nouvelle en ce début octobre 2021 :
 3 entomologistes  qui effectuaient une étude classique sur la faune et la flore ayant colonisé une friche industrielle à Marseille,  ont eu la surprise de repérer  plusieurs  de ces insectes.
Le frelon oriental est déjà présent dans les Balkans, son aire naturelle, mais aussi sur des îles de la mer Egée, en Bulgarie, Turquie, à Chypre, Malte, au i au nord-est de l’Afrique et au Moyen-Orient, un spécimen avait  été observé en 2018 à Gênes puis en Toscane cette année 2021
Voici la photo du Nouveau Frelon

Pas de doute possible, c’est bien le frelon ORIENTAL !  l’observation  sur le site désaffecté de la sucrerie Saint Louis, proche du ruisseau Aygalades,  a été faite par des scientifiques  Gérard Filippi, Alain Coache et Bruno Gereys  travaillant pour le laboratoire  ECOTONIA 

ici , la publication officielle :

« Cette espèce a une capacité d’expansion très très rapide. Des mâles et des femelles ont été trouvés, ce qui laisse penser à la présence d’un nid.
Aujourd’hui, il est très difficile voire inutile de lutter contre les essaims, ils se multiplient trop vite », explique Gérard Filippi,  fondateur d’Ecotonia.

Le challenge, c’est de trouver le nid pour le détruire le plus rapidement possible.

Abeilles en détresse

Prévenir les apiculteurs, voilà l’urgence principale pour sauver les colonies d’abeilles

Puis éradiquer l’espèce, avant qu’elle ne se propage dans tout le pays.

« Il est souhaitable de vérifier si elle est présente dans d’autres quartiers de Marseille, ainsi que dans les villes et communes avoisinantes. Sa présence pourrait en effet créer des difficultés dans le secteur de l’apiculture, ce frelon étant considéré comme un redoutable prédateur d’abeilles domestiques, pouvant occasionner des dégâts dans les ruchers », peut-on lire dans l’article.

En France, la diminution de la population d’abeilles , appelée syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles, inquiète toujours plus.
30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En dix ans, 15.000 apiculteurs ont cessé leur activité.

on est pas gais aujourd’hui en apprenant cela !

venez vite nous aider à sauver les abeilles , Rejoignez nous  ou rejoignez une association qui ouvre pour la biodiversité .

Découverte des ruches de l’INRAE

Dans le cadre de l’animation autour de la biodiversité organisée sur le site de l’INRAE, nous avons été invités à accueillir les salariés, étudiants, chercheurs…. afin de leur faire découvrir le superbe rucher ADAS-INRAE installé depuis maintenant 2 ans.

Franck avait sorti le Grand Jeu,  tout le matériel d’apiculture était exposé à l’entrée du site.

Franck, Jean Paul, Philippe et Maurice se sont relayés pour initier une rapide découverte de la vie des abeilles.

Tous les participants ont souhaité  aller dans le rucher.

Après quelques consignes, nous leur avons prêté les tenues et voici le sympathique groupe prêt à entrer dans l’enclos.

 

Première découverte en mettant la main sur la vitre : la sensation de chaud, 35 ° maintenus à l’intérieur de la ruche.

Beaucoup de questions en ce début d’après midi …

Maurice, passionné & intarissable aurait bien tenu le groupe jusqu’à la nuit ….

 

Amis lecteurs : venez partager notre passion des abeilles… Cliquez ici.