La découverte du miel à la MJC-CS de Chenôve LE 16 Mars 2022

LA DECOUVERTE DU MIEL A LA MJC-CS DE CHENOVE LE 16 MARS 2022

Dans le cadre des rencontres avec la population de Chenove et de la MJC-CS sur le thème de l’Alimentation, l’association est venue présenter les produits de la ruche : le miel, la gelée royale, la propolis.

Les participants ont pu déguster différents miels et des gâteaux fabriqués par les familles présentes.

La séance s’est terminée par une visite de tout le groupe au rucher du Clos du Roy où enfants et adultes ont pu admirer de près le travail des abeilles.

Jean-Pierre

Atelier cadres à Fontaine d’Ouche

Pour terminer les séances d’initiation de la saison, les adhérents étaient cette fois
invités à TRAVAILLER

Maurice, organisateur de l’événement avait imaginé cette session sous forme d’atelier en continu

Nos 3 animateurs ont accueilli les adhérents tout l’après midi

On commence par le tout début : Placer le fil d’inox .

pas facile et long, il savoir le faire  même si c’est bien plus pratique d’acheter les cadres déjà filés

ici, Gaëlle manipule la roulette zig zag afin de bien tendre les fils.

Résultat impeccable

Belle activité tout l’après midi et Grande surprise de constater que l’apiculture citadine se féminise très fort !

Gros plan sur une des dernières étapes :
Faire chauffer le fil d’inox après avoir posé le cadre sur un gabarit parfaitement découpé par Maurice

Dernière étape : bien  souder la feuille ce cire en replissant la rainure à l’aide d’une burette

voici une partie de l’équipe en plein travail encadrés par Jean Paul  et Maurice

 

 

 

Animation à la Maison d’Enfants Jeanne d’Arc de St Seine l’Abbaye le 9 MARS 2022

Animation à la Maison d’Enfants Jeanne d’Arc de St Seine l’Abbaye le 9 MARS 2022

Apprenant qu’une de nos adhérentes travaillait dans une Maison d’Enfants, il m’a semblé intéressant  d’aller à la rencontre de ces derniers.

Une très agréable surprise m’attendait, au milieu d’un magnifique parc, faisant partie de l’ancienne Abbaye de St Seine l’abbaye, des enfants gambadaient dans tous les sens.

J’ai fait  mon installation  dans le bâtiment, jadis ancien palais abbatial puis transformé  en établissement hydrothérapique (la source de la Seine est toute proche).

Ensuite,  un groupe de 10 enfants est venu me rejoindre pour découvrir le monde merveilleux des ABEILLES.

Après une séance calme et studieuse, nous avons dégusté quelques miels différents et du pain d’épices fait avec le miel de l’association.

J’attends avec impatience la 2eme séance qui est prévue le 6 avril avec un autre groupe d’enfants.

Jean-pierre

Des briques pour protéger les abeilles ?

A travers une loi d’urbanisme, nos voisins Anglais souhaitent offrir un habitat pérenne aux abeilles sauvages présentes en ville.
l’idée est de faire en sorte que tout nouvelle construction de plus de 5 m de haut intègre plusieurs briques « hotel à insectes »

 

 

 

 


le sujet fait débat car certains scientifiques pensent que ces briques seront colonisés par des acariens porteurs de maladies, d’autres disent que ça vaut la peine d’essayer  car  ces abeilles solitaires qui représentent 93% des espèces pollinisatrices en ne trouvent plus à se loger en ville .

en effet, il n’y a presque plus d’abris en bois, de vielles constructions avec fissures ou interstices dans lesquelles ces insectes peuvent nicher.

Pour cela, l’entreprise Green&Blue a remporté le prix de l’innovation de la Soil Association en 2014 et commence à vendre ces briques un peu partout et ça semble intéresser les insectes !

Amis lecteurs, si vous connaissez un magasin qui commercialise cela en France, on veut bien essayer et, promis on vous fera des reportages comme ceux ci :

 

 

 

Première initiation en salle pour la saison 2021-2022

Mardi 14 Décembre, Premier jour du retour de nos Initiations tant attendues .

Pour respecter les consignes sanitaires :
– Une grande pièce, de grandes tables, tout le monde à distance
– et il y en a même qui se sont confortablement installés dans un canapé . C’est aussi ça l’ambiance de notre asso !

Alicia, Brigitte, Isabelle, Maya, Nicole, Christian, François, Jean-Claude, Jean-François, Jean-Paul, Jean-Pierre, Khalid, Laurent, Michel, Mathieu, Stéphane ….  s’étaient inscrits.

19H15, tous sont très studieux, car nous leur avons distribué un support de 17 pages !

Programme de la soirée :
– Présentation de tout ce que notre association propose, alors là, on entend pas une mouche voler ..  (pas d’abeille non plus ) car personne ne s’attendait à ce que l’association SAGE ait une telle palette d’activités.

– Petite pause jus de fruits bio .

– Découverte du fabuleux insecte qui était sur terre quelques millions d’année avant nous : l’Abeille

Philippe, l’animateur de la soirée ne s’attendait pas à ce que plusieurs participant soient aussi calés.
Deux questions sont un peu restées en suspens et c’est Jean Paul qui a été rechercher dans la littérature.
Ce matin, les réponses* étaient dans la boite mail  !

Toutes les explications, les questions et les échanges entre participants nous ont fait dépasser l’horaire prévu.
Maya, la benjamine de ce groupe a été obligée de nous quitter sans avoir tout entendu car mercredi 8h, c’est école …

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir à cette première séance, rien n’est perdu car on va la refaire
Pour celles et ceux qui attendent avec impatience la suite, le planning commence à se remplir, vous pouvez le consulter ici , on ajoute les dates au fur et à mesure …

En attendant, on continue à bien s’occuper de nos abeilles….

 

* Les deux questions :
Quels sont les animaux qui mangent les abeilles dans nos régions  ?
les lézards gris ou verts, les fourmis, les araignées mangent les abeilles mortes ou à terre..
le guêpier, l’hirondelle, la mésange, le pivert, le frelon européen , le frelon asiatique ainsi que le nouveau frelon oriental prennent les abeilles en vol
Quels sont les autres pollinisateurs ?
Les insectes pollinisateurs appartiennent principalement à 4 grands ordres :
  • Les lépidoptères : ce sont les papillons. En France, on compte 5200 espèces de papillons, la plupart d’entre elles (1950) étant, contre toute attente, des espèces nocturnes. Les papillons de nuit et les papillons de jour se nourrissent généralement du nectar des fleurs.
  • Les hyménoptères : ce vaste ordre (8000 espèces en France) regroupe de nombreux pollinisateurs comme les abeilles (abeilles domestiques mais également abeilles sauvages: on les oublie souvent, mais ces dernières jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes), les guêpes, les bourdons, ou encore, de manière plus inattendue, les fourmis.
  • Les diptères : les mouches, mais aussi les syrphes et les bombyles font partie de cet ordre qui compte 8000 espèces en France. Ces insectes se nourrissent de pollen et de nectar. Souvent de petite taille, ils pollinisent les petites fleurs, délaissées par les insectes de plus grande taille qui sont attirés par des fleurs plus imposantes.
  • Les coléoptères : ce sont tous les insectes « à carapace », type scarabées, gendarmes ou coccinelles. Parmi les 10.000 espèces de cet ordre, certaines vivent sur les fleurs, qu’elles pollinisent éventuellement, mais avec relativement peu d’efficacité. Ces insectes gourmands consomment en effet les étamines et le pollen et ne rendent donc pas forcément beaucoup service à la plante. Parmi les coléoptères pollinisateurs, citons la cétoine dorée (dont la larve est très fréquente dans les bacs à compost), mais aussi la trichie commune ou encore l’oedemere noble, que l’on aperçoit très souvent sur les fleurs.

Découverte de l’apiculture citadine à la M.R.I de Dijon

En ce mardi 7 Décembre et par un temps bien gris sur Dijon, nous sommes allés à la rencontre des entreprises situées à la M.R.I :

Ruche, cadres , cires, tenues,  matériel d’apiculture ainsi qu’un film expliquant nos activités étaient prêts dans le grand Hall…

Nous avons eu la grande chance de trouver plusieurs salariés intéressés et même un d’entre eux qui a déjà fait un stage chez une apicultrice « bio » …

 

comme on dit : « ç’est une autre histoire » , celle d’une passionnée d’abeilles qui a mis la barre très haut .
Nous irons un jour à sa rencontre et vous ferons partager ses convictions.

5 décembre 2021 bien triste


5 décembre 2021, triste nouvelle :
le pionnier de l’agroécologie  est parti   !

« Ce que je voudrais, c’est qu’on connecte profondément avec la réalité à laquelle nous devons la vie. Si on ne fait pas cette connexion, nous disparaîtrons comme n’importe quelle espèce qui a disparu de cette planète. »

Celles et ceux qui ont eu la chance d’assister à ses conférences se rappellent de la simplicité avec laquelle les choses sont énoncées.

Prendre le temps de respecter la nature, le vivant.
Tellement vrai dans ce monde en proie à
l’immédiate consommation frénétique.

Voici quelques émissions de France Inter à réécouter avec la plus grande attention.

« Boomerang » avec Augustin Trapenard (29 min)

CO2 mon amour Denis Cheissoux (55 min)     « Pierre Rabhi au fil de sa vie »

Interview Léa Salamé ( 8 min) :
« On est en train de détruire la Terre mais on ne tombe pas amoureux d’un Produit national brut »

L’Intelligence des abeilles

C’est le titre de l’émission « La terre au carré » diffusée le 13 novembre 2020

Aurore Waragues-Weber est chercheuse au CNRS et spécialiste du comportement animalier.

« Intriguée depuis l’adolescence par la question du niveau de conscience et de compréhension du monde des animaux, j’ai naturellement souhaité m’orienter vers l’éthologie cognitive, c’est-à dire l’étude de l’« intelligence » animale. Autant dire que je n’ai pas spontanément cherché à étudier un insecte ! C’est le hasard qui m’a amenée à passer quelques semaines à travailler avec le professeur Martin Giurfa, futur directeur de mon doctorat, à Toulouse, sur l’apprentissage des couleurs par les abeilles. J’ai découvert avec étonnement que ces insectes pouvaient apprendre et qu’ils montraient même des personnalités différentes ! Par la suite, je me suis passionnée pour cet animal fascinant aux comportements riches et complexes. Mes recherches ont participé à montrer par exemple, que les abeilles, malgré leur cerveau miniature, sont capables de comprendre des concepts mathématiques simples (zéro – addition/ soustraction) ou encore d’apprendre de leurs congénères en observant leur comportement. Un de mes projets pour l’avenir serait de comprendre les mécanismes neurobiologiques permettant à leur petit cerveau d’atteindre de tels niveaux de performance. »
Ici, l’émission de France Inter (nous avons retiré les chansons afin de respecter les droits d’auteur) :

Une intelligence collective

Ces animaux ont un petit cerveau et sont capables d’apprendre des choses, de prendre des décisions individuellement qui assurent le bien de toutes. Mathieu Lihoreau nous apprend que « ce sont des groupes extrêmement intégrés, avec une communication très sophistiquée, tant elles prennent des décisions de manière collective, ne serait-ce que pour aller chercher de la nourriture, elles recrutent d’autres abeilles pour aller choisir les meilleures sources de nourriture ou les meilleurs sites de nidification ».

Au début de leur développement, chaque abeille fait son baptême de l’air. Quand les jeunes abeilles sortent pour la première fois de leur nid, elles doivent apprendre à se repérer pour pouvoir revenir facilement après avoir butiné. L’éthologue parle même de « vols d’apprentissage. Ce sont les premiers vols dans la vie des abeilles. Une abeille domestique vit environ deux semaines en tant qu’adulte dans la ruche avant de potentiellement sortir ! Et durant ces premiers vols, elle fait de la reconnaissance.

« Pour apprendre à reconnaître l’espace autour de la ruche, les abeilles effectuent des vols en zig zag tout autour. Elles cartographient leur environnement »

Sachant que l’abeille domestique ne s’aventure jamais au delà de 10 km, en fonction de la présence proche ou lointaine de sources de nourriture. De plus, les abeilles ont un troisième œil au-dessus de la tête qui leur permet d’avoir accès à la lumière polarisée. Elles connaissent en permanence la position du soleil, le compas permanent qui leur permet de naviguer ».

 

Les abeilles toujours autant en danger

La fragilité des abeilles n’a pas évolué en mieux… Ces insectes sont ultra affectés par la crise de la biodiversité, au point que certaines zones géographiques en sont même dépourvues aujourd’hui. De nombreuses colonies domestiquées s’effondrent tous les ans, avant et pendant l’hiver. L’éthologue affirme ne pas pouvoir imaginer ce qui l’en est pour les toutes les autres espèces d’abeille sauvages livrées à elles-mêmes : « on ne peut qu’imaginer les conséquences sur les espèces sauvages essentielles puisqu’elles pollinisent des espèces de plantes qui ne sont pas pollinisées par les abeilles domestiques.

La disparition des abeilles fragilise l’ensemble des écosystèmes naturels.

On peut s’imaginer qu’une certaine chaîne alimentaire s’effondre totalement.