La Provence 03-10-2013
6 KG de miel par ruche pour 2013. « une récolte qui ne dépassera pas les 10 000 tonnes,
contre 30 000 tonnes pour une année normale, et alors que la consommation annuelle française est d’environ 40 000 tonnes. »

6 KG de miel par ruche pour 2013. « une récolte qui ne dépassera pas les 10 000 tonnes,
contre 30 000 tonnes pour une année normale, et alors que la consommation annuelle française est d’environ 40 000 tonnes. »

Communiqué de presse de la Ville de Chenôve :
» Eté 2010, des abeilles élisent domicile sur le toit de l’Hôtel de Ville.
La municipalité de Chenôve, aidée par l’Association SAGE (Surveillance des Abeilles Gardiennes de l’Environnement), a voulu participer à la sauvegarde de ces insectes menacés en accueillant 2 ruches sur son toit.
Véritable atout pour l’environnement, les abeilles tiennent un rôle essentiel pour la bio diversité et dans le monde végétal. Elles pollinisent 80 % des plantes, qui peuvent ainsi fructifier et jouer leur rôle dans l’équilibre de notre écosystème. C’est ainsi que le service municipal des espaces verts s’est engagé à ne plus utiliser de pesticides.
En juillet 2012, une première extraction a été réalisée avec le concours de l’Association SAGE. 30 kg de miel ont ainsi pu être récoltés et conditionnés.
Eté 2013, deux nouvelles ruches sont installées par l’Association et les services municipaux de Chenôve agissant toujours plus pour le respect de la bio diversité.
Un constat a été fait par les apiculteurs français concernant les taux de mortalité importants dans les colonies d’abeilles et la disparition de 30 % de ruchers en France. Les raisons de ce déclin, essentiellement rural, sont multiples : « monocultures, traitements chimiques, parasites et prédateurs importés ». Les apiculteurs installés en ville parviennent encore à récolter de fortes productions de miel.
Le milieu urbain a également des avantages que l’on peut qualifier de thermiques, floraux et sanitaires. L’activité humaine réchauffe de quelques degrés son atmosphère et les abeilles sont adeptes de la chaleur. De cette chaleur découle une floraison plus longue et plus constante, offrant aux insectes des festins cachés aux yeux des hommes.
Enfin, concernant les piqûres tant redoutées, les abeilles n’attaquent jamais. Il ne faut pas les confondre avec les guêpes, qui peuvent, elles, nous piquer. Les abeilles ne font que protéger leur ruche dans un rayon d’un mètre et produire, pour notre plus grand bonheur, un miel aux valeurs nutritives qui ne sont plus à démontrer ! »
Loin de Dijon, des lecteurs pensent à nous et nous envoient des articles de journaux …
La Provence 20-06-2013
Il s’agit surtout de miel issus de « lavandins et lavandes ».
« le froid et l’abondance de pluie ayant perturbé le développement des colonies d’abeilles. »
« le remplacement du désherbant chimique par des procédés mécaniques a réduit la mortalité des abeilles de 50 % sur le domaine du mas Sardou. »



Une partie retourne dans les branches. Il a fallu recommencer avec l’échelle et le seau.Nous avons décidé de récupérer cette ruchette pour la placer dans un endroit prévu.
Les deux ruchettes sont dans la voiture. Lorsqu’on ne fait pas de bruit, on les entend bourdonner. C’est encore plus impressionnant lorsqu’on y colle son oreille.Si vous voulez vivre des choses pas banales, vivez la nuit avec SAGE.
Les essaims récupérés ont été mis en quarantaine afin d’observer leur état sanitaire .
Tout est OK, nous allons donc les placer dans des ruches définitives
Pour maintenir notre cheptel, et compenser nos pertes hivernales, nous avons acheté de nouveaux essaims, au printemps. C’est aujourd’hui plus nécessaire que par le passé, car entre les pertes « naturelles », celles liées aux maladies (varroa, loques, etc.) et les pesticides, lorsque l’on ajoute un hiver hyper rigoureux comme celui de cette année, nous avons un peu de pertes… (De l’ordre de 30%).
Nous avons préparé cet hiver des ruchettes pour capter des essaims naturels qui pourront ainsi être récupérés en plus de ceux que nous avons acheté.
A savoir un essaim naturel est plus difficilement viable sur le long terme car il doit tout reconstruire… Et en plus cette année étant bien maussade au niveau du temps, le dicton
« Essaim de Mai vaut un chalet, essaim de Juin ne vaut rien » risque de s’appliquer.
On fera avec le temps de toute façon.
Un beau cadre avec du couvain … en haut, plein de cellules de mâles et un peu de miel
À bientôt!
Voici pas à pas, les photos d’une visite de printemps,
Nous allons vérifier l’état interne de la ruche, la santé des abeilles puis, si besoin les nourrir au sirop 100% bio.
Les ruches sont sur le site de la DREAL, à Dijon, Boulevard Voltaire.
un « coup sec » sur le haut du cadre détache les abeilles qui retournent bien gentiment vers les autres
Apprentissage : La méthode de décalage afin de ne jamais écraser d’abeilles en sortant un cadre
L’apiculteur PRO nous apprend à contrôler le nombre d’abeilles, l’état du couvain, vérifier qu’il n’y a pas de parasites, de moisissures .. etc
Et voilà, maintenant c’est aux élèves de manipuler .
Ici, c’est Fanny qui opère pour la première fois….
Tous les cadres seront vérifiés.
un léger souffle de fumée en haut repousse à l’intérieur les abeilles trop curieuses
Voici un cadre bizarrement bâti
les abeilles ont décidé de passer à travers et pour cela , elles ont supprimé de la cire.
quelque chose a du les gêner, on ne l’a pas trouvé dans la ruche.
à gauche on voit du miel operculé de l’an dernier, en haut au centre, le couvain déjà installé .
il faut rapidement fermer pour qu’il ne prenne pas froid.
ci dessous, un autre cadre avec du miel de l’an dernier.
Preuve que les provisions étaient suffisantes pour l’hiver.
pas encore de couvain sur celui là, on va le déplacer.
L’inspection de la plaque de comptage, posée sous le plancher nous renseigne sur la quantité de varroa présent et sur tous les déchets de la ruche.
Visite de printemps dans notre rucher « tampon »
Alors, On attaque :
Voici un cadre bâti avec ses abeilles noires. Début de saison, peu de couvain.
Intérieur d’une ruche bien active :
Le fond est en plastique, petite entorse à notre esprit 100% nature, c’est tout simplement pour lutter contre le varroa ( voir ici ) ce fond grillagé rond permet de faire tomber au sol les acariens qui ne peuvent ainsi plus se raccrocher à une abeille.
La méthode est efficace cependant insuffisante pour éradiquer l’infestation
Vue de l’entrée, la planche d’envol sans la trappe.
Si vous souhaitez participer aux activités de SAGE, Ecrivez à sagedijon@free.fr
Salle comble à l’Eldorado pour l’avant première .
Avec des images d’une très grande finesse ce film nous emporte loin de la France et nous fait découvrir des pratiques apicoles très différentes .
Que les abeilles soient dans un havre de paix comme en suisse, traitées avec le gigantisme américain ou alors, sous l’oeil attentif des scientifiques, on prend conscience du service qu’elles rendent.
« la folie des hommes est sans limites » lorsque l’on découvre ce qui se passe maintenant en Chine,
La projection a été suivie d’un débat très animé.
Jacques Tardieu nous a longuement fait part de son expérience et de tous les facteurs qui entrent en jeu dans la mortalité des abeilles
– Manque de biodiversité et monocultures
– Pesticides et traitements y compris ceux autorisés spécifiquement Pour les abeilles qui révèlent maintenant de la toxicité ( voir son livre)
– Acariens et prédateurs… etc
Nous avons pu présenter SAGE, les associations qui s’investissent vraiment ainsi que les partenaires qui ont déjà placé des ruches chez eux .
Initiative qui montre qu’en Bourgogne, il y vraiment la volonté de sauvegarder les abeilles et notre biodiversité, loin des structures nationales simples pompes à fric ( pas tendre du tout l’intervenant !!!)
Les adhérents de SAGE se tiendront à votre disposition pour tous renseignements sur l’Apiculture citadine tellement passionnante .
A bientôt
Si vous souhaitez participer aux activités de SAGE, Ecrivez à sagedijon@free.fr
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