Juillet 2013 : Du Miel à la Mairie de Chenôve

2013-07-chenoveCommuniqué de presse de la Ville de Chenôve :

 » Eté 2010, des abeilles élisent domicile sur le toit de l’Hôtel de Ville.

La municipalité de Chenôve, aidée par l’Association SAGE (Surveillance des Abeilles Gardiennes de l’Environnement), a voulu participer à la sauvegarde de ces insectes menacés en accueillant 2 ruches sur son toit.

Véritable atout pour l’environnement, les abeilles tiennent un rôle essentiel pour la bio diversité et dans le monde végétal. Elles pollinisent 80 % des plantes, qui peuvent ainsi fructifier et jouer leur rôle dans l’équilibre de notre écosystème. C’est ainsi que le service municipal des espaces verts s’est engagé à ne plus utiliser de pesticides.

En juillet 2012, une première extraction a été réalisée avec le concours de l’Association SAGE. 30 kg de miel ont ainsi pu être récoltés et conditionnés.

Eté 2013, deux nouvelles ruches sont installées par l’Association et les services municipaux de Chenôve agissant toujours plus pour le respect de la bio diversité.

Un constat a été fait par les apiculteurs français concernant les taux de mortalité importants dans les colonies d’abeilles et la disparition de 30 % de ruchers en France. Les raisons de ce déclin, essentiellement rural, sont multiples : « monocultures, traitements chimiques, parasites et prédateurs importés ». Les apiculteurs installés en ville parviennent encore à récolter de fortes productions de miel.

Le milieu urbain a également des avantages que l’on peut qualifier de thermiques, floraux et sanitaires. L’activité humaine réchauffe de quelques degrés son atmosphère et les abeilles sont adeptes de la chaleur. De cette chaleur découle une floraison plus longue et plus constante, offrant aux insectes des festins cachés aux yeux des hommes.

Enfin, concernant les piqûres tant redoutées, les abeilles n’attaquent jamais. Il ne faut pas les confondre avec les guêpes, qui peuvent, elles, nous piquer. Les abeilles ne font que protéger leur ruche dans un rayon d’un mètre et produire, pour notre plus grand bonheur, un miel aux valeurs nutritives qui ne sont plus à démontrer ! »

Un article de laprovence

Loin de Dijon, des lecteurs pensent à nous et nous envoient des articles de journaux …

La Provence 20-06-2013

Il s’agit surtout de miel issus de « lavandins et lavandes ».

« le froid et l’abondance de pluie ayant perturbé le développement des colonies d’abeilles. »

« le remplacement du désherbant chimique par des procédés mécaniques a réduit la mortalité des abeilles de 50 % sur le domaine du mas Sardou. »

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Les Aventures de SAGE : Essaims du 27 mai

Voilà ce que représentent les étapes de récupération d’un essaim, avec tous les problèmes que cela comporte et qu’il faut résoudre.
Vous aurez tout le cycle.
Cette année nous avons un mois de retard avec le mauvais temps.
Le matin Looping et Francis étaient allés à Chenôve (6 km au sud-ouest de Dijon) mais les deux essaims leur avaient échappés. C’est rageant. Nous allons essayer de faire mieux  cet après-midi.
Le groupe s’est scindé en deux pour intervenir sur zones : Looping avec Marien à Neuilly-lès-Dijon, et Bobine que j’ai accompagné à Belleneuve, charmant petit village à 20 km à l’est de Dijon.
Le genre d’endroit où on a envie de couler une existence paisible loin de l’agitation de ce monde. Très beau temps.

Nous voici chez les personnes où se trouvent les deux essaims, un en haut du toit exactement à la verticale de l’homme en T-shirt rayé noir et blanc, et l’autre théoriquement derrière moi dans la haie.
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L’essaim de la haie est en fait parti depuis une heure. Celui du toit est impossible à attraper. Il est là depuis un an et demi. Cet endroit est un couloir à essaims.
Bobine laisse une ruchette pour une durée de deux semaines et nous espérons que les visiteuses la remarqueront.
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Un peu déçus, nous repartons sur Dijon.
Et c’est la surprise. Marien a repéré en roulant un essaim dans le feuillage d’un tilleul (?) à côté de la gendarmerie et ça, comme l’a écrit Looping, « faut le faire ».
Nous nous rendons à l’angle des rues du Docteur Sotty et Henri Matisse.
Sur place, avec la ruchette. L’essaim est à 2,5 mètres de haut, à droite de l’arbre au centre :
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Comme nous ne pouvions pas appuyer l’échelle contre la branche trop fine où se trouvait l’essaim, on l’a appuyée contre le tronc pour pencher la branche.
Looping a fait plier la branche, j’ai placé un seau noir en dessous, il a secoué la branche, la boule d’abeilles est tombée, puis je me suis rendu sur la ruchette ouverte sur le dessus où j’ai fait couler le moulon d’abeilles comme de l’eau.
Pas très bien puisqu’il y en a sur le côté comme on peut le voir sur la photo. Mais il a suffit de racler délicatement la paroi avec le couvercle en métal pour en remettre une bonne partie dans la boîboîte.
Il aurait même été possible de prendre l’essaim à deux mains (il y a un jeu de mots terrible dans cette phrase).
DSC02954.jpgUne partie retourne dans les branches. Il a fallu recommencer avec l’échelle et le seau.
Tout ceci n’est pas dangereux. Les abeilles sont calmes car  gorgées de miel,  elles n’ont pas de rayonnages à défendre.
« Il suffit donc de se déplacer lentement et pour elles c’est comme si on faisait partie de la nature ».
 Un troisième adhérent nous rejoint .
Souci , comme on est en pleine ville, on ne peut pas laisser la ruchette comme ça jusqu’à la nuit et rester à côté pour surveiller pendant des heures.
Une idée nous vient, placer la ruchette dans un lieu grillagé, derrière l’arbre où nous avons cueilli ce joli essaim.   Il faut laisser la ruchette jusqu’à la nuit à quelques mètres de l’endroit où l’essaim a été capturé afin que les dernières volantes puissent retourner avec leurs copines. Sinon elles meurent…

Elles ne sortent pas quand il fait nuit et quand on déplace une ruche il faut le faire de plus de 3 kilomètres sinon elles peuvent revenir à leur point de départ, c’est leur rayon d’action.

Nous avons décidé de récupérer cette ruchette pour la placer dans un endroit prévu.

Rendez-vous 22 heures.
Et à 22h15, retour sur place et fermeture de l’entrée de la ruchette par un portail blanc en plastique comportant des trous d’aération.
Scotchage du toit puis sanglage, pour le transport et pour qu’elles ne sortent pas dans la voiture pendant qu’on roule.

Nous nous rendons dans une  maison de retraite  près de Dijon, pour en récupérer une deuxième préparée durant l’après-midi.
DSC02975.jpgLes deux ruchettes sont dans la voiture. Lorsqu’on ne fait pas de bruit, on les entend bourdonner. C’est encore plus impressionnant lorsqu’on y colle son oreille.
Notre terminus est le local technique d’une mairie du Sud dijonnais
Il faut attacher la grosse ruche et la remplacer par les deux ruchettes. Cette grosse ruche sera installée chez un partenaire  demain matin à 6h30.
23 heures et quelque : dépose des deux ruchettes et ouverture simultanée des deux entrées, quelques curieuses sortent dans la nuit puis, rentrent bien vite vers leurs copines
Minuit moins le quart : retour chez nous . Tout s’est bien passé, aucune piqûre.

Si vous voulez vivre des choses pas banales, vivez la nuit avec SAGE.

Transfert d’essaim dans une ruche

Les essaims récupérés ont été mis en quarantaine afin d’observer leur état sanitaire .

Tout est OK, nous allons donc les placer dans des ruches définitives

Transfert d'essaim dans une ruche

Pour maintenir notre cheptel, et compenser nos pertes hivernales, nous avons acheté de nouveaux essaims, au printemps. C’est aujourd’hui plus nécessaire que par le passé, car entre les pertes « naturelles », celles liées aux maladies (varroa, loques, etc.) et les pesticides, lorsque l’on ajoute un hiver  hyper rigoureux comme celui de cette année, nous avons un peu de pertes… (De l’ordre de 30%).

Nous avons préparé cet hiver des ruchettes pour capter des essaims naturels qui pourront ainsi être récupérés en plus de ceux que nous avons acheté.

A savoir un essaim naturel est plus difficilement viable sur le long terme car il doit tout reconstruire… Et en plus cette année étant bien maussade au niveau du temps, le dicton

« Essaim de Mai vaut un chalet, essaim de Juin ne vaut rien » risque de s’appliquer.

On fera avec le temps de toute façon.

Transfert d'essaim dans une ruche (suite)

Un beau cadre avec du couvain … en haut, plein de cellules de mâles et un peu de miel

À bientôt!

Visite de printemps d’un rucher de VILLE

Voici pas à pas, les photos d’une visite de printemps,
Nous allons  vérifier l’état interne de la ruche, la santé des abeilles puis, si besoin les nourrir au sirop 100% bio.

Les ruches sont sur le site de la DREAL, à Dijon, Boulevard Voltaire.

Visite de printemps en Ville
Extraction du cadre de rive
Cadre de rive

un « coup sec » sur le haut du cadre détache les abeilles qui retournent bien gentiment vers les autres

Apprentissage :  La méthode de décalage afin de ne jamais écraser d’abeilles en sortant un cadre
Les cadres

L’apiculteur PRO nous apprend à contrôler le nombre d’abeilles, l’état du couvain, vérifier qu’il n’y a pas de parasites, de moisissures .. etc

Etat des cadres

Et voilà, maintenant c’est aux élèves de manipuler .
Ici, c’est Fanny qui opère pour la première fois….

 

Manipulation par Fanny

Tous les cadres seront vérifiés.

un léger souffle de fumée en haut repousse à l’intérieur les abeilles trop curieuses

les cadres

Voici un cadre bizarrement bâti

Drole de cadre

les abeilles ont décidé de passer à travers et pour cela , elles ont supprimé de la cire.
quelque chose a du les gêner, on ne l’a pas trouvé dans la ruche.
à gauche on voit du miel operculé de l’an dernier, en haut au centre, le couvain déjà installé .
il faut rapidement fermer pour qu’il ne prenne pas froid.

 

ci dessous, un autre cadre avec du miel de l’an dernier.

Preuve que les provisions étaient suffisantes pour l’hiver.

Miel

pas encore de couvain sur celui là, on va le déplacer.

L’inspection de la plaque de comptage, posée sous le plancher nous renseigne sur la quantité de varroa présent et sur tous les déchets de la ruche.

Etat du plancher.

Visite de printemps à Norges

Visite de printemps dans notre rucher « tampon »

Du boulot en perspective !Visite de printemps à Norges

Alors, On attaque :

Voici un cadre bâti avec ses abeilles noires. Début de saison, peu de couvain.

Cadre bati

Intérieur d’une ruche bien active :

Interieur de la ruche

Le fond est en plastique, petite entorse à notre esprit 100% nature, c’est tout simplement pour lutter contre le varroa ( voir ici )  ce fond grillagé rond permet de faire tomber au sol les acariens qui ne peuvent ainsi plus se raccrocher à une abeille.
La méthode est efficace cependant insuffisante pour éradiquer l’infestation

Vue de l’entrée, la planche d’envol sans la trappe.

PLancher d'envol

Si vous souhaitez participer aux activités de SAGE, Ecrivez à sagedijon@free.fr

Succès au Cinéma ELDORADO

Salle comble à l’Eldorado pour l’avant première .

Succès au Cinéma ELDORADO

Avec des images d’une très grande finesse ce film nous emporte loin de la France et nous fait découvrir des pratiques apicoles très différentes .

Que les abeilles soient dans un havre de paix comme en suisse, traitées avec le gigantisme américain ou alors, sous l’oeil attentif des scientifiques, on prend conscience du service qu’elles rendent.

« la folie des hommes est sans limites » lorsque l’on découvre ce qui se passe maintenant en Chine,

La projection a été suivie d’un débat très animé.
Jacques Tardieu nous a longuement fait part de son expérience et de tous les facteurs qui entrent en jeu dans la mortalité des abeilles
– Manque de biodiversité et monocultures
– Pesticides et traitements y compris ceux autorisés spécifiquement Pour les abeilles qui révèlent maintenant de la toxicité ( voir son livre)
– Acariens et prédateurs… etc

Nous avons pu présenter SAGE, les associations qui s’investissent vraiment ainsi que les partenaires qui ont déjà placé des ruches chez eux .

Initiative qui montre qu’en Bourgogne, il y  vraiment la volonté de sauvegarder les abeilles et notre biodiversité, loin des structures nationales simples pompes à fric ( pas tendre du tout  l’intervenant !!!)

Les adhérents de SAGE se tiendront à votre disposition pour tous renseignements sur l’Apiculture citadine tellement passionnante .

A bientôt

Si vous souhaitez participer aux activités de SAGE, Ecrivez à sagedijon@free.fr